Divination par les signes tirés de la terre, du feu, du vent et de l’eau

Les signes tirés de la flamme d’une lampe ou d’un flambeau lampadomancie, lychnomancie étaient néfastes si la flamme se partageait en deux branches ; ils étaient favorables, au contraire, lorsqu’elle ne formait qu’une seule pointe ; très favorable, si elle en présentait trois.

Les événements futurs se peignent aussi, pour certains, dans les nuages, tandis que d’autres cherchent des présages dans les spectres qu’ils voient apparaître dans le ciel. La teratoscopie est une branche de ce genre de divination ; elle cherche ses présages dans des bandes de cavaliers armés, ou dans des chasses aériennes que les croyants aperçoivent dans l’air. Une étude plus sérieuse des phénomènes célestes en aurait facilement donné la clé. C’est ainsi que les signes tirés des comètes rentrent dans les attributions de cette divination. Les anciens auteurs ne dépeignent jamais les aurores
boréales ou les pluies d’étoiles filantes autrement que par les expressions de : deux armées de guerriers en présence, des combattants dans le ciel, etc.

La terre, par ses fissures, ses crevasses, ses aspérités, permettait de tirer des présages de la ressemblance de leur conformation avec des dessins faits d’avance, qui avaient une signification déterminée. On peut remarquer combien ce genre de divination présentait de facilité à des imaginations éveillées lorsqu’on voit encore, de nos jours, des gens ajouter foi à la forme extérieure des rochers.

L’eau provenant de la pluie ou d’une fontaine constituait l’hydromancie; les présages qu’elle fournissait pouvaient être interprétés de plusieurs manières.

Tantôt, on mettait dans un vase plein d’eau un anneau suspendu à un fil attaché au doigt du consultant. Si l’anneau restait immobile l’affaire était manquée mais si l’anneau allait frapper plus ou moins fort et à plusieurs reprises les parois du vase, c’était une preuve de réussite.

Ce procédé remonte à une haute antiquité, et la Bible parle de la coupe qui servait, au patriarche Joseph, à tirer des présages. C’est, du reste, à lui qu’on en attribua l’invention. Cependant, chez les Romains, on pensait que Numa en était le premier inventeur, il le pratiquait en mettant dans un vase rempli d’eau un anneau suspendu à un fil et l’anneau allait frapper les bords du vase si l’entreprise était favorisée par les dieux.

Dans certains cas, trois pierres jetées au fond du vase et se mouvant d’elles-mêmes, constituaient un signe heureux.

La gastromancie se pratiquait ainsi : on enfermait de l’eau pure dans des vases ronds entourés de torches. On invoquait le dieu, dont la réponse se manifestait seulement aux yeux d’un jeune éphèbe ou d’une femme enceinte par les effets que la lumière produisait sur l’eau (système employé plus tard par Cagliostro).

Sous le nom d’aéromancie, on distinguait les signes tirés de l’action du vent sur l’eau. Le devin se rendait sur une hauteur ou en plaine, puis, la tête couverte, adressait une invocation aux divinités de l’air; il s’approchait alors d’un bassin de cuivre rempli d’eau et lui transmettait la demande du consultant. Les rides qui se produisaient à la surface de l’eau étaient des présages. Si l’eau restait unie, la chose ne devait pas avoir une heureuse solution ; mais, si l’eau frémissait sous la brise, c’était un signe heureux surtout pour les marins.

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Divination d’après les signes tirés des végétaux

Dans la botanomancie, le consultant écrivait ses questions, son nom, etc., sur des feuilles de figuier, de tamarin ou de bruyère et les abandonnait. Sous l’impulsion du vent, les feuilles se dispersaient; on recherchait alors, dans celles qui n’avaient pas été enlevées, les lettres dont l’assemblage pouvait former des mots ou des phrases, et on en tirait le sens de la réponse.

La sycomancie avait pour but d’interpréter le sens du frémissement du vent dans les feuilles des figuiers, dans d’autres cas, on écrivait sur ces feuilles son nom et ses questions, et le présage était heureux lorsque les feuilles se fanaient lentement.

La daphnomancie consistait à jeter une branche de laurier dans le feu et à rechercher dans les pétillements le signe sacré. C’était indice de bonheur lorsque les branches pétillaient.

La xilomancie , usitée en Chine, qui a été surtout pratiquée chez les peuples d’origine slave, était l’art de tirer des présages de la disposition des branches et des tiges de bois sec que l’on rencontrait sur son chemin.

Dans la phyllorodomancie, on se frappait le front avec une feuille de rose plissée et on tirait des conclusions du bruit qu’elle rendait en éclatant.

Ref: Petit dictionnaire des sciences occultes

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Divination d’après les Signes tirés des animaux

Mammifères.
La céphalomancie dérivait des signes fournis par une tête d’ane, qu’on faisait griller sur des charbons, lorsqu’on soupçonnait quelqu’un d’un crime. Après certaines prières, on prononçait tout haut le nom du criminel supposé, ou le nom du crime. Si les mâchoires remuaient ou si les dents claquaient, c’était un signe certain que le soupçon était fondé.

La myomancie tirait ses présages des cris, des mouvements des rats ou des souris enfermés dans des cages. Les belettes étaient si néfastes que la vue seule d’un de ces animaux suffisait pour faire dissoudre les assemblées publiques.

Oiseaux.
L’alectryomancie était la divination à l’aide du coq.
Elle était très simple et consistait à tracer deux cercles concentriques ou un carré, divisés en cases correspondant à chaque lettre de l’alphabet. Sur chacune on mettait un grain de blé puis, plaçant un coq au centre de la figure, on marquait les lettres dans l’ordre où le coq avait mangé les grains correspondants. Ces lettres assemblées formaient un mot auquel on attribuait une signification.

Serpents.
L’ophiomancie, ou divination par les serpents, était très répandue en Egypte et en Orient. Ce fut, chez certains peuples, l’objet d’un véritable culte. On élevait à cet usage des serpents sacrés et on exposait le nouveau-né au milieu des serpents pour s’assurer de sa légitimité. Si les serpents ne touchaient pas à l’enfant, l’innocence de la mère était clairement démontrée.

Ref: Petit dictionnaire des sciences occultes

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Les initiés avaient recours aux fables symboliques pour dissimuler aux masses les vérités qu’ils voulaient léguer à leurs successeurs.

Elle consiste à résumer exactement dans un seul signe les faits, les lois et les principes correspondant à l’idée que l’on veut exprimer. Ce symbole, qui rappelle les signes représentatifs qui ont été déterminés pour exprimer les idées, s’appelle Pantacle.

Pour bien saisir le sens d’un Pantacle, il faut :
1 – décomposer la figure dans ses éléments constitutifs;
2 – étudier la situation que ces éléments occupent les uns par rapport aux autres ;
3 – tenter de découvrir de quelle science le Pantacle se rapproche le plus.

Le premier soin est de compter les éléments de la figure étudiée ; on les trouve généralement rangés par trois, par sept ou par douze. Dans le premier cas, ils dépendent de la loi du ternaire, et l’idée générale qu’ils représentent est la réaction de l’actif sur le passif, produisant le neutre.

Dans le deuxième cas, c’est-à-dire s’ils sont rangés par sept, ils se rapportent soit aux sept planètes, soit aux couleurs, et l’on doit, dans ce cas, passer à la troisième règle de la décomposition des figures, chercher la science de laquelle le Pantacle se rapproche le plus.

Dans le troisième cas, ils se rapportent au mouvement zodiacal et particulièrement à celui du soleil.

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