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Mercredi, avril 21, 2010 Pantacle.com Nécromanciens

Magie et nécromanciens

La magie savante n’est pas non plus épargnée. Les intellectuels comparaissent devant les tribunaux.

Cet aspect est moins bien connu, car la recherche historique s’est davantage intéressée à la sorcellerie rurale. Mais on possède des indices sur la diffusion de la magie savante.

Entre 1565 et 1640, le parlement de Paris jugea mille cent dix-neuf personnes accusées de sorcellerie.

C’était, la plupart du temps, des procès d’appel pour des sentences de mort émises par les cours locales.

Le ressort du Parlement était considérable puisqu’il couvrait, en gros, un tiers du royaume.

Les justiciables qui interjetaient appel connaissaient leurs droits. Ils habitaient généralement les villes et possédaient un niveau social et culturel supérieur.

C’est pourquoi plus de la moitié d’entre eux étaient des hommes, alors que la population des femmes dans la sorcellerie rurale dépassaient partout les quatre-vingt pour cent.

Ces hommes qui en appelaient à la clémence des parlementaires étaient certainement des magiciens, des nécromanciens qui, en Espagne ou en Italie, n’auraient pas risqué leur vie en passant devant un tribunal d’Inquisition.

Le parlement de Paris était, à juste titre, réputé pour sa modération en matière de sorcellerie. Cela ne l’empêcha pas d’envoyer plus d’une centaine de ces appelants au bûcher.

Très pratiquée à la fin du Moyen Age, la nécromancie consistait à faire apparaître les morts ou, à défaut, à déterrer leurs cadavres pour se livrer à d’étranges opérations.

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Nécromants et sorciers

Les guérisseuses qui connaissaient les vertus des plantes, confectionnaient les philtres d’amour et les talismans, qui récitaient les courtes invocations aux saints thaumaturges, étaient soupçonnés – non sans raison, souvent – d’être des fattucchieres respectées autant que craintes.
Certaines pratiques de la nécromancie avaient infiltré cette magie populaire, et plus d’une fattucchiera se vantait de posséder un démon contraint dans une bague ou dans une fiole, de l’invoquer dans un miroir pour deviner l’avenir.

Pour les juges inquisiteurs, le doute n’était pas permis: magiciens se réclamant de la tradition hermétique, nécromanciens et fattucchiere étaient des sorciers. Les juges étaient renforcés dans leur conviction par des légendes qui situaient aux environ de Bénévent, auprès d’un noyer célèbre, le lieu du sabbat ou l’entrée des Enfers au lac Averne, avait gardé une forte connotation infernale. Aussi, comme ailleurs en Europe, s’étaient-il mis à multiplier les procès à partir de 1580.

Malgré les tentatives initiales, ils durent renoncer à faire avouer aux accusés ce qui constituait le cœur du mythe démonologique : la participation au sabbat. Rien n’était plus étranger à l’idéologie de la magie hermétique et démoniaque. L’Inquisition continue bien au XVIIe siècle à poursuivre ce qu’elle considérait comme « superstitions », mais l’Italie du Sud ne connut pas les bûchers.

En France, les magiciens, les devins, les guérisseuses et toutes les personnes communiquant avec les forces occultes sont assimilées aux sorciers. La singularité de la France et des régions limitrophes où a sévi la sorcellerie démoniaque tient dans le fait que toutes les croyances magiques ont été systématiquement réduites au modèle démonologique. Il existait dans les campagnes des devineresses que chacun allait consulter pour connaître l’avenir ou retrouver un être cher ou un objet perdu, des guérisseuses et d’autres empiriques dont la société rurale avait tant besoin en l’absence de tout encadrement sanitaire.
Ces femmes furent souvent accusées d’être des sorcières et plus d’une finit sur le bûcher, sous prétexte que les procédures de cure qu’elles utilisaient leur avaient été enseignées par le Diable et qu’elles pouvaient tout aussi bien les employer pour jeter des maléfices.

Dans les villes, aussi, il ne manquait pas d’intellectuels ou de prêtres, passionnés d’astrologie et d’alchimie, rêvant de retrouver des trésors cachés grâce aux esprits contraints qu’ils évoquaient. Bien souvent, ces nécromanciens finirent devant les tribunaux et payèrent de leur vie leurs songes démiurgiques.

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Nécromanciens

Le nécromancien possède de multiples racines.


A ce titre, il est un agglomérat de pratiques et de croyances provenant d’un peu partout, notamment du vaudou, des pratiques nécrophiles antiques, des études morphologiques du Moyen-age et, pourquoi pas, de la Résurrection du Christ.

La première conception occidentale du retour à la vie (pas de réincarnation) tient sa source de la Bible, lorsque Jésus, mort sur la Croix, revint un cours moment parmi les siens.



Cette idée vient probablement du fait que la religion chrétienne a amené la peur de la mort.


Même si l’instinct de survie est quelque chose d’inné, les croyances nous entourant dès l’enfance nous font redouter l’au-delà. Mais nous nous sommes la seule civilisation dans ce cas. Dès lors, l’interdit religieux qui plane sur les morts poussèrent naturellement des hommes à le transgresser.



De Roger Bacon à Victor Frankenstein, en passant par Léonard de Vinci, nombreux furent les raisons qu’eurent les hommes à déranger la paix des morts, l’alchimie, l’étude anatomique ou encore la médecine. Toutes furent attribuées par l’église de sorcellerie et en donna l’image péjorative que nous connaissons, les expériences d’hommes sans scrupules sur les pauvres décharnés ne pouvant, dès lors, plus trouver le sommeil.


En cela, toutes les religions sont d’accord, il est sacrilège de ne pas accorder aux morts le repos éternel ou l’accès à un monde qui leur est propre.
Aussi les anciens allaient-ils jusqu’à construire des villes pour les défunts, les nécropoles.

La nécromancie est une forme de spécialisation des arts noirs. Autrement dit, on ne s’improvise pas nécromant.


Un bon adepte doit savoir assumer les conséquences de ses actes, il doit avoir un certain intérêt à l’étude et les aptitudes nécessaires à celle-ci. Il doit être patient, avoir confiance et être volontaire. Il doit surtout savoir vouloir.


En effet, quiconque veut, mais ne sait pas vouloir, ne deviendra jamais un bon adepte. Vouloir n’est pas désirer : le désir efface la volonté, un désir sans volonté détruit toute œuvre magique. La plupart des pratiquants sont des gens solitaires. Il faut savoir être seul. La connaissance de soi et la maîtrise ne seront acquises que par un effort personnel, personne ne pourra le faire à votre place.


Le nécromancien travaille avec les morts et avec la mort. Il doit savoir imposer sa volonté pour ne pas se faire manipuler. Il doit se maîtriser afin de ne pas être contrôler et il doit faire preuve de discernement.


Les défunts ou les âmes ne sont pas plus intelligentes que ce qu’elles étaient lors du vivant de la personne. Il faut donc soigneusement choisir avec qui on travaille. Pour cette même raison, à moins de rencontrer une âme particulièrement altruiste rien n’est gratuit.



Pour ce qui est du spiritisme il faut faire attention: un bon médium fait très rarement un bon nécromant. Ce sont des personnes passives qui n’ont pas de difficulté à s’oublier.


Elles sont plutôt utilisées par les âmes et l’assistance. Un nécromant doit, au contraire, chercher à «négocier» avec les âmes et en obtenir ce qu’il veut. Il est donc loin d’être passif.

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