Divination par les signes tirés d’autres pratiques

L’un des plus communs est la cleidomancie, qui se perpétua jusqu’au Moyen age. Lorsqu’on voulait connaître un secret ou découvrir l’auteur d’un crime, on écrivait le nom soupçonné sur un morceau de papier qu’on enroulait autour d’une clé attachée par une ficelle à une Bible. Une jeune vierge tenait le livre sacré et, si la clé tournait à l’appel du nom soupçonné, c’était un signe certain de culpabilité.

Dans d’autres circonstances, la clé était attachée par un fil tendu sur la première page de l’évangile de saint Jean, de manière qu’elle soit suspendue lorsque le livre était fermé. Le consultant passait alors son doigt dans l’anneau de la clé, et celle-ci se mouvait sous l’action d’une vertu cachée indiquant que le soupçon était fondé.

La coscinomancie était surtout renommée chez les Grecs pour rechercher les criminels. On la pratiquait en prenant un crible que l’on élevait au-dessus de la personne qui venait consulter et on le soutenait légèrement avec deux doigts de manière que le moindre mouvement de l’air remue pour l’agiter. On prononçait alors le nom de toutes les personnes susceptibles d’avoir commis le méfait, et le nom qui était prononcé au moment où le crible se mettait en mouvement
était celui du criminel.

On suspendait aussi le crible par un fil ou on le soutenait sur une pointe.

On retrouve cette coutume en Bretagne, où elle est connue sous le nom de faire tourner le sas.

Une coutume qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours dans la Suisse allemande est la pratique de la molybdomancie; elle consiste à verser du plomb fondu sur une table unie et mouillée ou dans un baquet d’eau. En se solidifiant, le métal forme des signes qu’on interprète comme des présages. Les filles y cherchent l’annonce d’un prochain mariage.

La céromanciese pratique comme la précédente, à cette différence près qu’on emploie la cire d’une bougie au lieu de plomb.

L’alphitomancie consistait à faire absorber à un homme soupçonné de crime un gâteau fait avec de la fleur de farine d’orge : s’il l’avalait facilement, son innocence était prouvée. Nous retrouvons ces pratiques, avec quelques variantes, dans les jugements de Dieu.

Dans la dactylomancie, un anneau, préalablement consacré, était tenu par un fil au-dessus d’une table ronde ou d’un cercle tracé sur le sol sur le bord desquels étaient tracées les lettres de l’alphabet; le consultant faisait alors sauter l’anneau, qui retombait alternativement sur les lettres. En réunissant ces lettres on en formait des mots ou des
phrases dans lesquels on recherchait la manifestation de la volonté divine.

Dans la téphromancie, on écrivait avec des cendres sur un objet quelconque que l’on exposait à l’air, et on tirait des présages d’après les mots que formaient les lettres que le vent n’avait pas effacées.

La gyromancie était plus simple : on marquait sur le sol un cercle d’un mètre et demi environ de diamètre et l’on traçait au hasard les lettres de l’alphabet sur la circonférence, on se plaçait au centre du pantacle, puis on tournait sur soi-même jusqu’à ce qu’on tombe de fatigue. Le devin examinait alors les lettres couvertes par le corps dans la chute et on tirait le présage cherché.

Ref: Petit dictionnaire des sciences occultes

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Divination par les signes tirés des armes

La bélomancie, ou divination par les flèches, était surtout en usage chez les Arabes, les Orientaux et les nations slaves et germaniques.

Elle pouvait se pratiquer de différentes manières :

Lorsqu’on projetait une expédition, on prenait un certain nombre de flèches sur chacune desquelles on écrivait le nom d’une ville, puis on les remettait sans ordre dans un carquois. Un enfant les tirait au hasard, et l’ordre dans lequel elles sortaient indiquait celui que l’on devait suivre dans l’attaque des places dont les noms étaient sortis.

D’autres fois, on prenait trois flèches ; sur la première, on écrivait : Dieu l’ordonne; sur la seconde : Dieu le défend ; la troisième ne recevait aucune inscription.

Après les avoir mises toutes trois dans un carquois, on en tirait une. Si c’était la première, l’ordre était tout tracé; si c’était la seconde, on renonçait à l’entreprise ; si c’était la troisième, on remettait à une occasion plus favorable l’entreprise projetée.

La divination par la hache axinomancie était surtout employée lorsqu’on voulait découvrir une chose cachée, un trésor ou l’auteur d’un vol. Dans ce cas, on mettait une hache en équilibre sur un pieu rond, le manche on l’air; on récitait certaines formules, puis on tournait autour du pieu, en répétant les noms de ceux qu’on soupçonnait.
Si à un nom prononcé la hache tombait, c’était un présage certain que le nom prononcé était celui de l’auteur présumé du crime.

Ref: Petit dictionnaire des sciences occultes

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Les morts susceptibles d’intéresser les nécromanciens sont ceux qui ont succombé par suicide ou dont le corps n’a pas été enseveli ou qui furent victime d’une mort accidentelle, d’un crime, d’une exécution ou encore sont tombés à la guerre.


Les morts ordinaires

Les os d’un mort réduits en poudre constituent un remède souverain contre l’épilepsie.
Les clous du cercueil d’un mort sont très prisés pour toutes les opérations de nécromancie, en particulier les clous provenant de cercueils pourris que l’on arrache en secret dans les cimetières.
Les crânes humains sont très recherchés par des sorciers et des magiciens car ils sont le réceptacle des âmes qu’ils ont enfermées. Exposée comme pièces de musée, ils évoquent la puissance des sorciers aux yeux de leurs clients.


Les pendus
La main de pendu sert à fabriquer ce que l’on appelle la « main de gloire».
La corde de pendu permet à ceux qui en ont une dans leur poche de gagner à tous les jeux.
Les dents de pendu entrent dans la composition de nombreux sortilèges.
La semence de pendu engendre la mandragore aux vertus merveilleuses.

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