Pentacle, talisman, rituel magique

Le pantacle est à la fois une figure symbolique et synthétique qui renferme en elle, une série d’enseignements que l’Initié doit savoir développer et analyser dans tous ses détails. Pour expliquer les pantacles, on doit tout d’abord décomposer la figure en ses éléments, puis voir la situation qu’occupent ces même éléments.

Les talismans sont des objets quelconques, consacrés par certaines cérémonies ou rites et qui, portés sur soi, vous, protègent dans une certaine mesure de maladies, de malheurs, d’accidents quelconques.

Les talismans ont aussi la propriété de procurer le bonheur ou le succès dans certaines entreprises. Ajoutons que les talismans n’ont une valeur véritable qu’autant que celui qui les porte à loi en cette valeur, ainsi donc,tout réside dans l’intention, puisqu’ils opèrent en partie par une sorte d’auto-suggestion.

A ce sujet, Eliphas Lévi dit :

« Les talismans ressemblent en cela à la Sainte Hostie catholique, qui est le salut pour les justes et la damnation pour les pécheurs et qui, ainsi, suivant les dispositions de celui qui la reçoit réalise Dieu ou le diable.

La consécration du talisman est un pacte, qu’on fait avec le bien, si votre intention est pure et avec le mal, si votre intention est mauvaise, or c’est une mauvaise intention que de vouloir acquérir une puissance exceptionnelle qui vous rende supérieur aux autres hommes, quand même vous ne voudriez user de cette puissance que pour faire le bien, car suivant la parole de l’Initiateur des chrétiens celui qui s’exalte sera humilié et celui qui s’humilie sera exalté. »

On peut considérer comme talisman, le Mézuzoth, un petit rouleau de parchemin que les Israélites placent dans le chambranle des portes de leur maison ou qu’ils portent sur eux, enfermé dans un petit étui. C’est pour se conformer au Deutéronome, que les Juifs enchâssent le Mézuzoth dans les chambranles de bois, car il y est dit :

« Vous n’oublierez jamais la loi de Dieu, vous la graverez sur le chambranle de vos portes ».

Le parchemin qui contient les passages du Deutéronome est roulé et inséré dans un tuyau de roseau ou placé dans un petit bijou d’or ou d’argent et sur l’extrémité du tube on grave le mot Sadaï, qui est l’un des noms de Dieu.

Les pierres précieuses sont souvent utilisées comme talismans, mais on ne doit pas oublier qu’elles ont leur vertu propre.

Peuvent être rangés encore, comme modes d’action utilisés par la Magie: les Philtres, les Tatouages, et le Satanisme, ce dernier relevant uniquement de la Magie noire.

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La technique de ce rituel peut servir de base à tous les autres rites magiques.

Il suffit de choisir soigneusement le but qui motive votre action occulte : amour, santé, travail, fortune, divination, spiritualité, etc. et de le placer à l’endroit indiqué par les étoiles *…*.

La créativité personnelle n’a pas de limite en magie.

Sachez simplement oser.

Une chandelle noire à gauche, une blanche à droite, un miroir au milieu, une coupe avec de l’eau salée et un cône ou bâton d’encens sur la table orientée si possible à l’Est. Dans le noir, allumez à gauche en premier, puis à droite, jetez l’allumette allumée dans l’eau, enflammez l’encens avec la chandelle droite et posez le sur la terre dans le brûle-parfum.

Tracez symboliquement votre cercle avec l’index de la main droite ou l’athamé devant vous en désignant les quatre points cardinaux représentés par des tours en disant :
« Tour du Sud-Feu Seigneur-Volonté, Tour de l’Ouest-Eau Seigneur-Emotion, Tour du Nord-Terre Seigneur-Matiére,Tour de l’Est-Air Seigneur-Action ».

Revenu à l’Est face à l’autel, trempez dans l’eau l’index et le majeur de la main du cœur et faites le signe du pentagramme sur vous en le faisant vibrer.

Assis ou debout, fixez votre regard dans le miroir et dites :
« Par la puissance du Dieu et de la Déesse qui sont ici et en moi »… Placez ici le but de votre rituel… Voici un exemple de vœu initiatique :
« Par delà l’illusion, je m’ouvre à la connaissance et aux pouvoirs de l’esprit »

Puis plongez vos doigts dans l’eau, mouillez votre front entre les sourcils avec l’index et le majeur de la main du cœur. Fermez les yeux en pensant à votre but et dites :

« Que la lumière jaillisse des ténèbres « .
Fixez à nouveau votre regard quelques secondes, dites : « Je Crois en Moi et en Vous pour la Gloire du Dieu et de la Déesse »

Buvez un peu de l’eau dans la coupe ou le calice. Faites de nouveau le signe du pentagramme en visualisant son tracé en énergie lumineuse blanche puis éteignez les chandelles en débutant par la blanche et ouvrez ou dissolvez votre cercle en faisant un tour dans le sens des aiguilles d’une montre.

Votre esprit s’orientera inconsciemment et chaque jour davantage vers le savoir magique et l’expérience occulte ou le but magique que vous avez exprimé pendant le rituel.

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La magie savante n’est pas non plus épargnée. Les intellectuels comparaissent devant les tribunaux.

Cet aspect est moins bien connu, car la recherche historique s’est davantage intéressée à la sorcellerie rurale. Mais on possède des indices sur la diffusion de la magie savante.

Entre 1565 et 1640, le parlement de Paris jugea mille cent dix-neuf personnes accusées de sorcellerie.

C’était, la plupart du temps, des procès d’appel pour des sentences de mort émises par les cours locales.

Le ressort du Parlement était considérable puisqu’il couvrait, en gros, un tiers du royaume.

Les justiciables qui interjetaient appel connaissaient leurs droits. Ils habitaient généralement les villes et possédaient un niveau social et culturel supérieur.

C’est pourquoi plus de la moitié d’entre eux étaient des hommes, alors que la population des femmes dans la sorcellerie rurale dépassaient partout les quatre-vingt pour cent.

Ces hommes qui en appelaient à la clémence des parlementaires étaient certainement des magiciens, des nécromanciens qui, en Espagne ou en Italie, n’auraient pas risqué leur vie en passant devant un tribunal d’Inquisition.

Le parlement de Paris était, à juste titre, réputé pour sa modération en matière de sorcellerie. Cela ne l’empêcha pas d’envoyer plus d’une centaine de ces appelants au bûcher.

Très pratiquée à la fin du Moyen Age, la nécromancie consistait à faire apparaître les morts ou, à défaut, à déterrer leurs cadavres pour se livrer à d’étranges opérations.

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Les guérisseuses qui connaissaient les vertus des plantes, confectionnaient les philtres d’amour et les talismans, qui récitaient les courtes invocations aux saints thaumaturges, étaient soupçonnés – non sans raison, souvent – d’être des fattucchieres respectées autant que craintes.
Certaines pratiques de la nécromancie avaient infiltré cette magie populaire, et plus d’une fattucchiera se vantait de posséder un démon contraint dans une bague ou dans une fiole, de l’invoquer dans un miroir pour deviner l’avenir.

Pour les juges inquisiteurs, le doute n’était pas permis: magiciens se réclamant de la tradition hermétique, nécromanciens et fattucchiere étaient des sorciers. Les juges étaient renforcés dans leur conviction par des légendes qui situaient aux environ de Bénévent, auprès d’un noyer célèbre, le lieu du sabbat ou l’entrée des Enfers au lac Averne, avait gardé une forte connotation infernale. Aussi, comme ailleurs en Europe, s’étaient-il mis à multiplier les procès à partir de 1580.

Malgré les tentatives initiales, ils durent renoncer à faire avouer aux accusés ce qui constituait le cœur du mythe démonologique : la participation au sabbat. Rien n’était plus étranger à l’idéologie de la magie hermétique et démoniaque. L’Inquisition continue bien au XVIIe siècle à poursuivre ce qu’elle considérait comme « superstitions », mais l’Italie du Sud ne connut pas les bûchers.

En France, les magiciens, les devins, les guérisseuses et toutes les personnes communiquant avec les forces occultes sont assimilées aux sorciers. La singularité de la France et des régions limitrophes où a sévi la sorcellerie démoniaque tient dans le fait que toutes les croyances magiques ont été systématiquement réduites au modèle démonologique. Il existait dans les campagnes des devineresses que chacun allait consulter pour connaître l’avenir ou retrouver un être cher ou un objet perdu, des guérisseuses et d’autres empiriques dont la société rurale avait tant besoin en l’absence de tout encadrement sanitaire.
Ces femmes furent souvent accusées d’être des sorcières et plus d’une finit sur le bûcher, sous prétexte que les procédures de cure qu’elles utilisaient leur avaient été enseignées par le Diable et qu’elles pouvaient tout aussi bien les employer pour jeter des maléfices.

Dans les villes, aussi, il ne manquait pas d’intellectuels ou de prêtres, passionnés d’astrologie et d’alchimie, rêvant de retrouver des trésors cachés grâce aux esprits contraints qu’ils évoquaient. Bien souvent, ces nécromanciens finirent devant les tribunaux et payèrent de leur vie leurs songes démiurgiques.

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