Le nécromancien possède de multiples racines.
A ce titre, il est un agglomérat de pratiques et de croyances provenant d’un peu partout, notamment du vaudou, des pratiques nécrophiles antiques, des études morphologiques du Moyen-age et, pourquoi pas, de la Résurrection du Christ.
La première conception occidentale du retour à la vie (pas de réincarnation) tient sa source de la Bible, lorsque Jésus, mort sur la Croix, revint un cours moment parmi les siens.
Cette idée vient probablement du fait que la religion chrétienne a amené la peur de la mort.
Même si l’instinct de survie est quelque chose d’inné, les croyances nous entourant dès l’enfance nous font redouter l’au-delà. Mais nous nous sommes la seule civilisation dans ce cas. Dès lors, l’interdit religieux qui plane sur les morts poussèrent naturellement des hommes à le transgresser.
De Roger Bacon à Victor Frankenstein, en passant par Léonard de Vinci, nombreux furent les raisons qu’eurent les hommes à déranger la paix des morts, l’alchimie, l’étude anatomique ou encore la médecine. Toutes furent attribuées par l’église de sorcellerie et en donna l’image péjorative que nous connaissons, les expériences d’hommes sans scrupules sur les pauvres décharnés ne pouvant, dès lors, plus trouver le sommeil.
En cela, toutes les religions sont d’accord, il est sacrilège de ne pas accorder aux morts le repos éternel ou l’accès à un monde qui leur est propre.
Aussi les anciens allaient-ils jusqu’à construire des villes pour les défunts, les nécropoles.
La nécromancie est une forme de spécialisation des arts noirs. Autrement dit, on ne s’improvise pas nécromant.
Un bon adepte doit savoir assumer les conséquences de ses actes, il doit avoir un certain intérêt à l’étude et les aptitudes nécessaires à celle-ci. Il doit être patient, avoir confiance et être volontaire. Il doit surtout savoir vouloir.
En effet, quiconque veut, mais ne sait pas vouloir, ne deviendra jamais un bon adepte. Vouloir n’est pas désirer : le désir efface la volonté, un désir sans volonté détruit toute œuvre magique. La plupart des pratiquants sont des gens solitaires. Il faut savoir être seul. La connaissance de soi et la maîtrise ne seront acquises que par un effort personnel, personne ne pourra le faire à votre place.
Le nécromancien travaille avec les morts et avec la mort. Il doit savoir imposer sa volonté pour ne pas se faire manipuler. Il doit se maîtriser afin de ne pas être contrôler et il doit faire preuve de discernement.
Les défunts ou les âmes ne sont pas plus intelligentes que ce qu’elles étaient lors du vivant de la personne. Il faut donc soigneusement choisir avec qui on travaille. Pour cette même raison, à moins de rencontrer une âme particulièrement altruiste rien n’est gratuit.
Pour ce qui est du spiritisme il faut faire attention: un bon médium fait très rarement un bon nécromant. Ce sont des personnes passives qui n’ont pas de difficulté à s’oublier.
Elles sont plutôt utilisées par les âmes et l’assistance. Un nécromant doit, au contraire, chercher à «négocier» avec les âmes et en obtenir ce qu’il veut. Il est donc loin d’être passif.
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