Les morts susceptibles d’intéresser les nécromanciens sont ceux qui ont succombé par suicide ou dont le corps n’a pas été enseveli ou qui furent victime d’une mort accidentelle, d’un crime, d’une exécution ou encore sont tombés à la guerre.


Les morts ordinaires

Les os d’un mort réduits en poudre constituent un remède souverain contre l’épilepsie.
Les clous du cercueil d’un mort sont très prisés pour toutes les opérations de nécromancie, en particulier les clous provenant de cercueils pourris que l’on arrache en secret dans les cimetières.
Les crânes humains sont très recherchés par des sorciers et des magiciens car ils sont le réceptacle des âmes qu’ils ont enfermées. Exposée comme pièces de musée, ils évoquent la puissance des sorciers aux yeux de leurs clients.


Les pendus
La main de pendu sert à fabriquer ce que l’on appelle la « main de gloire».
La corde de pendu permet à ceux qui en ont une dans leur poche de gagner à tous les jeux.
Les dents de pendu entrent dans la composition de nombreux sortilèges.
La semence de pendu engendre la mandragore aux vertus merveilleuses.

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La magie savante n’est pas non plus épargnée. Les intellectuels comparaissent devant les tribunaux.

Cet aspect est moins bien connu, car la recherche historique s’est davantage intéressée à la sorcellerie rurale. Mais on possède des indices sur la diffusion de la magie savante.

Entre 1565 et 1640, le parlement de Paris jugea mille cent dix-neuf personnes accusées de sorcellerie.

C’était, la plupart du temps, des procès d’appel pour des sentences de mort émises par les cours locales.

Le ressort du Parlement était considérable puisqu’il couvrait, en gros, un tiers du royaume.

Les justiciables qui interjetaient appel connaissaient leurs droits. Ils habitaient généralement les villes et possédaient un niveau social et culturel supérieur.

C’est pourquoi plus de la moitié d’entre eux étaient des hommes, alors que la population des femmes dans la sorcellerie rurale dépassaient partout les quatre-vingt pour cent.

Ces hommes qui en appelaient à la clémence des parlementaires étaient certainement des magiciens, des nécromanciens qui, en Espagne ou en Italie, n’auraient pas risqué leur vie en passant devant un tribunal d’Inquisition.

Le parlement de Paris était, à juste titre, réputé pour sa modération en matière de sorcellerie. Cela ne l’empêcha pas d’envoyer plus d’une centaine de ces appelants au bûcher.

Très pratiquée à la fin du Moyen Age, la nécromancie consistait à faire apparaître les morts ou, à défaut, à déterrer leurs cadavres pour se livrer à d’étranges opérations.

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